lundi 14 avril 2008

Séance de rattrapage

African center :
Association qui vise á demonter les stereotypes dont les mainstream medias slovenes abreuvent la population de 0,7 á 77 ans.
Donc, organisation tous les mois d'une reunion á l'Hotel Celica projection puis discussion sur l'oeuvre presentée, puis un autre sujet voire une revue de presse est menée á 22 hdans une des salles de bar dansant á Metelkova. Hier par exemple, on se demandait pourquoi ce qui se passe actuellement au Kenya est il exclusivement presenté comme un conflit ethnique ? Plus largement pourquoi ne parle t'on pas de conflit ethnique ou tribal au choix lorsque les Flamands en veulent aux wallons ? Mais le type originaire du Kenya ne pouvait pas se liberer pour l'occasion et la reunion n'a donné que peu de reponses, seulement une demultiplication de questions.
Autres sujets, commentaire des resultats electoraux de Barack Oboma dont le pere est Kenyan tiens justement.
Pis parlementation a propos des accusations pesant sur la carriere du president de l'Africa National Congress sud africain Jacob Zuma sur lequel j'ai pas des masses informations fiables, pas assez pour vous en causer correctement.

Apres la revue de presse, place aux DJs qui sont annoncés comme Nigerian ou jamaicains c'est sans doute vrai ils balancent le son et des elements sonores du Burkina Faso reviennent en echo petit morceaux. C'est la deuxieme soirée organisée par l'African Center, revois ce type originaire du Gabon qui a monté son entreprise de traduction me dit Bobby. Il est classe, il a du ventre mais il danse souplement bien avec une grande economie de mouvement donc me place pas loin pour lui piquer des tournures, le seul á avoir une chemise blanche. Bobby est né á Douala, il est actuellement stocké á l'asylum center dans le quartier des mineurs. Francophone impeccable plus un native dialecte bamiléké, un peu d'anglais et de slovene.

02/02/08

Au Rog, perçois des choses au sens difficile car trop de logiques entrechoquées lors des communication verbale en anglo-bosnien.
»Qui peut aimer des gens qui saignent ?«
»Imam 1 ključ in hočem še engga«. Ce qui signifie : »j'ai une clé mais j'en cherche une autre«, les interpretations sont ouvertes.
Dessin de la France pour expliquer oú est Toulouse, evocation d'un livre de Carlos Castanega »Bitka za neznano« soit combat pour ton ignorance«.
La langue est compliquée, des morceaux de sons projetés en vrac lors d'une soirée ivre.
I must I don't know
Murmures :«..«
OK OK ampak, frotte frotte la veste
Rencontres des 2 apprenties-documentaristes de Bolzano. Par l'intermediaire de Thomas qui me cause de Krishnamurti..

10/02/08
Trieste, le matin, admiration sur la jetée, 4 especes de meduses urticantes. Pas loin, une micro fete foraine. Derriere la caisse des autotamponneuses, un gars blasé aux yeux mi-clos attends que les 3 mômes sur la piste foutent le camp.
A 13 h un ange (aux ficelles grossieres) passe, des planetes suivis par des extraterrestres humanisants entourant une soucoupe volante. Constate qu'á un moment T, un des des aliens musiciens de la soucoupe fait un doigt d'honneur á une des creatures precedentes. Des usines recouvertes de grafitis pourchassés par des types en tenus de couleurs ciel pur, des aviateurs style seconde guerre mondiales, une parodie de Led Zeppelin qui chante »I really got you« des Kinks et une nuée de parachutise en parapluie. Une fanfare de flamands rose, des chauves souris dans une cave á roulette, une bande de moustiques qui harcelent 2 touristes.
C'est pas des hallucinations, c'est le carnaval á grand renfort de tracteurs reconverti en tire-chars, de musique italienne technoide pour fete á Neuneu.

12/02/08
Des choses de fou au Rog, visite á Louis á qui propose de raconter et ecrire son histoire autour de café fort et d'une tablette de Milka Alpine Milk. Maintenant dans le building oú il y a une »performance«, des filles dansent sur fonds blancs oú sont projetés des choses par ordinateur, une danseuse trie des chaussettes, une attends compulsivement, l'autre se frotte sur un mur, la derniere ???. On a presque l'impression que les visiteurs publics font parti du spectacle, tels des silhouettes immobiles voutées une biere á la main droite, tenue contre le flanc. Maintenant que l'attention est captée, des musiciens entament une improvisation des plus risqués mais ils s'en sortent : guitare electrique, basse electrique, haut bois et saxophone, batterie et percussions mandingues. Projection de choses bizarres au plafond. Il y a 4 heures, tentatives d'instauration de jeux á vocation pedagogique ou au moins innofensive, sur le terrain de basket de l'Azilni Dom. Rencontre la psychologue Nelly qui nous aident á rameuter des enfants pour les 3 jeux sportifs collectifs prévus.Se retrouvent á arpenter l'espace d'un terrain grillagé oú s'elancent des filles et garçons rigolards de 4 á 13 ans, avec des exclamations en Albanais, serbo bosnio croate, plus quelques jurons en anglais mal-entendu, comme un omnipresent »feuksyouxe« et son ami »moderfucke«.

Sur la scene,du Rog, les musiciens font un clin d'oeil á »Villanova Junction«, piece improvisée par Jimi Hendrix á Woodstock. C'est carrement pas mal mais me demande si la reference est consciente ou si c'est un drôle de hasard. Une table au milieu de la grande piece est assaillie par une femme vetue comme quelque chose d'oriental, qui danse bien sur une musique maghrebine. Honorable, un type á la peau noire la rejoint (celui que croisé á plusieurs reprises devant l'immeuble de mon appartement) allume un feu. La danseuse du ventre porte sur son crane un casque chandelier á 10 bougies tandis que son acolyte le gars musclé habillé en ce qui m'evoque un gardien de harem, avale et recrache les flammes portées par 2 baguettes tournoyante. Le tout encadré par des types barbus qui boivent de la biere verte Zlatorog en compagnie de leurs chiens. Des gens viennent bouger avec des ustensiles qui demandent des années d'entrainement. La musique evoque le theme d'un morceau de Sclavis Louis Texier dans leur carnet de route africain, mise en scene anarchique de jonglage roulage par terre mises en scene jusqu'a sentiment de non comprehension malgré le l'impression de clairvoyance prodiguée par les binouzes. C'est bizarre juste. Un chien se-lecheur-de-couilles se promene au milieu de la scene, qu'on dirait qu'il a été prévu tant il est nonchalant. Et pourtant personne ne songe á piquer mon sac abandonné dans un coin sombre et accessible.

14/02/2008
Visite du Narodni museum en compagnie de Basak, hilarante femme curieuse. Parle des methodes de conservation des insectes, des ambiances de recherches febriles sur le domaine des stations de prelevements

15/002/08
Ces gars lá, ils habitent de drole de tranches de realité, dans le bar voisin de l'entrée du Rog, parle avec Jasko, qui dit avoir passé quelques mois dans l'armée slovne avant la bosnie ou probablement evenements horribles qui lui valent a son retour de la prison et 6 pilules regulieres. Jaka qui m'accompagne me cause du »ZMORT«, c'est un genre d'ambience appreciée qui peut flotter dans les bar enfumés ou des types barbus ebouriffés racontent.
Jasko il est á peu pres fou et ivre, il adore les armes, les glocks, les deseart eagles, les rifles meilleurs du monde qui sont produits en Serbie, qu'il dit.
Il dort dans un etage desaffecté du Rog et parfois tire des coups de feu notamment lors de la periode des fetes, ce qui lui attire les flics qui saisissent les flingues qu'il n'a pas suffisamment bien caché

- »Why do you take these 6 pills ? It's a lot.

- I'm a lot angry.«

Son numero de telephone est ecrit juste en dessous du mail de Regine portant la mention »pomme dauphine«, á cause d'un repas qui avait été organisé chez elle. Travaillant pour l'ambassade d'Allemagne en Slovenie, Regine habite une grande maison tres agreable quand meme opposée au matelas puant sur lequel Jasko s'allonge.
Ira t'on s'aventurer parfois voir souvent encore dans les coins sombres et desaffecté du Rog habité par le type hypothetiquement armé jusqu'au dent?

Dans le coin d'un territoire de Bosnie, on lui »donne« des armes. En arriere fond de la discussion, la musique de base d'une artiste slovene décatie. C'est vrai que Jasco il fait peur, il exhibe son couteau papillon made in Pakistan, qu'on a pas trop de mal á s'imaginer que dans un acces '«angry« inexpliqué, il s'en serve sans d'autre forme de proces. Mais il parle en grincant des dents, de sa femme morte qui accouche d'une fille de 7 ans dont s'occupe son beau pere á Lyon. Maintenant lui veut aller faire la guerre en Irak pour lutter contres les milices paramilitaires
»What do you want to do in this mess ?«

26/02/2008
Passage au cours de slovene hebdomadaire á l'Azilni Dom, ou les 2 etudiantes de Mongolie tes appliquées me culpabilise un peu (l'apprenants moins serieux qui dessinent des araignées (»pajek« v slovensko) et des petites silhouettes longilignes de guitaristes souples.
Apres discussion guitare music avec Sunny a propos de l'interet de la musique et de l'intention que l'on veut y mettre, explication delicate de la formation des accords de 3 sons construits á partir de l'harmonisation de la gamme diatoniques, de l'interet que ca represente pour entendre l'harmonie et developper son oreille. Souvent durant un exercice ou un exemple que j'espere pas trop rebarbatif, a partir des accords des compositions de Sunny, il commence á jouer son morceau et á chanter. » knocking on the door of your heart«, qui ressemble á knocking on the heaven's door, mais bon.

Entrée improvisée chez des amis de connaissances, attablée á une table oú l'ont vous sert rapidement beaucoup de vin et des petards. Un type aux lunettes futuristes avec les cheveux figé en une crete luisante mediane, repond aux questions que lui pose apres qu'il est avancé une reponse a propos de business partner du coté de Strasbourg.

"

-What kind of business ?

-Biometric.

-Which application ?

Et alors il sert son argumentaire huilé qui vise á vendre aux particuliers un systeme de serrure á reconnaissance des empreintes digitales. 400 euros et des brouettes la serrure gadget hightech.

A la question croit il qu'il y a beaucoup de demande de la part de la population.

-» hopefully, but there is many people who don't heard about this solution, like you.«

-» but I don't feel like threatened like a thousand of thieves around my house.«

(silence)

-Why are you interested with security and fingerprints ?

-It's an opportunity, I'm an entrepreneur, do you you know what is an entrepreneur ?

I manage project where there is some opportunities of business and then I skip to another project, I don't want to work on security system all my life«.

Je ne lui demanderais pas si ca lui importe autant de travailler sur de la bombe atomique que sur un modele sophistiqué de radiateur portatif pour chien en promenade hivernale, mais le vovabulaire et l'attitude du gars est effrayante. Son discours est plein d'un jargon d'opportunity, de partners, de customers, de deal et de big money.

28/02/08
Un artiste autrichien qui peint des toiles sur un theme intitulé souvenirs representant Tito avec un corps de femme a poil, Tito en un melange de ses differentes periodes iconographiques, melanges du jeune partizan a moustache et du vieux a lunettes bedaine, plus les etapes intermediaires. Aussi, il fait apparaitre le coca cola yougoslave COCKTA, comme un embleme de resistance au liberalisme rampant. Le gars est sympathique et accessible, un coin de la galerie ou il expose (c'est a Metelkova, ALKATRAZ galerija) est amenagé en petit salon bordelique ou on peut siroter un the assis en discutant avec le gonze.

Au club GROMKA, un groupe singe Jimi Hendrix et s'en sort vachement bien meme si le type qui astique sa guitare n'a pas de voix, qu'il n'a pas l'air de prendre des masses de recul sur les chansons qu'il fait sortir de son groupe de potes chevelus. C'est bien foutu mais ca n'apporte rien a l'intention hendrixienne, Jimi Hendrix sans Jimi Hendrix.

Au club Orto bar, un groupe de musicien jazzeux s'en donne a coeur joie et c'est vraiment transportant, les amplis puissants balancent du sons bien reglé, du sons de synthé torturé, guitare saturée, de basses electriques imposant et de batterie comme un train. Rarement entendu qqchose comme ça.

Quelques un des ces gars lá nous rejoignent sur la scene de la jam session au Rog, pendant que parfois gueule des melodies myxolidiennes au micro, ou que souvent astique une guitare de valeur pretée gracieusement par un musicien ivre, ou que tente rarement de maintenir une pulsation interessante aux commandes de la batterie. Ca tourne, et le resultat est tantot pathetique, tantot rigolo.

14/04/08
Ah ben tiens ca fait longtemps que ne m'etais pas á dire les choses.

Comme maintenant on a plus d'informations et de connaissances sur les aventuriers de la galere vers le travail en Europe, voici une petition a signer.

Me direz vous á quoi ca sert les petitions en ligne ? Je vous dirais ca fait joli de voir qu'on est pas tout seul et un carnet d'adresse quand on a besoin de mobiliser des gens pour aller gueuler devant InterSpaar (le gros gras supermarché á cote de l'Azilni dom, ou il y a beaucoup de gens qui passent sur lesquels on peut gueuler que ca fait pas plaisir par exemple d'etre enfermé 15 mois sans droit de travail sans argent, juste un lit un toit et de la bouffe de cantine en maigre quantité qui donne pas envie de toute maniere. Tout en ayant toujours pas de reponses a savoir si oui ou non ca vaut la peine d'apprendre ce *'«#! de langage tordu que le slovene, parce que on va etre expedié sans toucher 10000 euros mais en ayant passé par la case prison.

D'ailleurs manitenant ils sont tres tatillons á l'«accueil« de l'Azilni Dom et c'est pas facile d'y entrer meme pour un pauvre volontaire de la France inoffensif.

http://njetwork.org/spip.php?article78

bisou á tous maintenant

mercredi 30 janvier 2008

De la Coupe d'Afrique des Nations hebdomadaire

25012008
Au terrain de football de Bežigrad, quartier sportif de Ljubljana. Chaque mardi, mercredi et samedi, de 15 á 17h, des types representant toute l'Afrique de l'Ouest du Benin au Nigeria jusqu'au Cameroun se pointent progressivement, revettent des tenus adaptées et pretent meme des crampons á la bonne taille. Un sentiment vaguement Johny Clegg, parce que suis l'unique white man sur le terrain, un type rastaman á l'air mefiant tendra la main gauche pour les salutations, avant de se raviser et d'utiliser plus cordialement l'autre apres que Sunny nous ait presenté.
Petit echauffement, 2 tours de terrain au pas de course á differente allures, puis un cercle de joueur qui se font des passes. Une touche de balle uniquement pour passer la balle á son voisin, un type au milieu du cercle doit reussir á intercepter le ballon. Si un joueur du cercle touche plus d'une fois la balle, ou laisse le gars du milieu l'intercepter, ce meme joueur malheureux cede sa place á l'intercepteur. Ne touche guere la balle, au sein du cercle comme au milieu.1h30 de match commence : il n'y a pas de gardien, pour marquer un but, il faut toucher un des poteaux de la cage adverse, ce qui rend l'affaire bien plus minutieuse et collective que simplement l'envoyer dans le but.

Le pidgin de football abrégé que crient tes coequipiers :
-Watch out ! : quand tu es seul entouré de defenseurs de l'equipe adverse et qu'un type a l'air determiné á te piquer le ballon arrive á fond la caisse.
-Help you ! (sous entendu : le ciel t'aidera) : quand tu es seul entouré de defenseur de l'equipe adverse, et qu'aucun de tes co-equipier ne vient te tirer de lá.
-Giv'ball ! : il y a une issue pour le ballon.
Les types se charrient souvent par leur nom d'«ethnie« (aime pas le terme mais j'en vois pas d'autre pour designer ces noms d'appartenance culturelle) :
»Ow, Kran iz drunk toda'«
»Akhan, u wana to pass me ze ball or to dribble me ?«
A peu pres deux passes me sont faites pendant toute la durée du match, hum, mais il y a plus d'occasion de toucher la ball en emmerdant les attaquants qui s'approchent trop pres de nos poteaux, specialement le gars qui m'a tendu sa main gauche, wa ha.

Allez, comme vous etes sages, voici quelques expressions bien enlevées tirées du Serbe de poche edition Assimil p.132 (ouh il n'y a pas de respect du copyright c'est mal, mais saluons personnellement les auteurs qui publient les passages suivants) :
»Pour certaines personnes, les jurons sont tellement entrés dans le vocabulaire de tous les jours, qu'ils ont perdu leur sens litteral et qu'il n'ont plus la fonction d'insulter : ils ont souvent un sens neutre, servent de mots bequilles entre deux phrases et peuvent meme exprimer l'amitié ! Par exemple, la phrase KAKO SI, JEBO TE ? dont le mot á mot est »Comment vas-tu, que…(qqn.) te baise ?« est finalement une phrase amicale.«
Suivent quelques jurons :
SRANJE ! = Merde
JEBO TE./JEBI SE. ! = Va te faire foutre
JEBI GA ! = Baise-le (exprime la resignation)
PUŠI KURAC ! = litteralement : fume bite, dont le sens precis reste : suce la bite.
PIČKA TI MATERINA ! = Le con de ta mere.
IDI U PIČKU MATERINU = l'oedipien : Va dans le con de ta mere.

Merci qui ?

De Sarajevo suite et fin

020108 Depart auto stop á la station essence la plus proche, une cellule familiale motorisée se rend á l'hopital de Mostar á cause de la gorge de l'enfant.
A la station bus comme train, les anglophones se font rares. Hier soir, á Dobrodošli, un type met la main sur une guitare integralement repeinte les cordes avec en vert de gris metallisé, elle a été oublié par un italien l'été dernier. Dans la piece d'a coté - entendons un perimetre delimité par des draps et des couvertures suspendues - des films defilent :
»Balkankan« sombre drame comique oú un mec et sa femme cherche á enterrer sa mere qu'il conserve dans un bac á glace, avant de la rouler dans un tapis qu'il accroche aux rampes du toit de sa voiture rouge.
Il la perd en route.
Ensuite il y a beaucoup de sang des coups de feu, des scenes de torture au poinçon et les femmes et les enfants ne sont pas du tout epargnés.
Oui c'est decousu parce que je voulais jouer la guitare durant la plupart du film.
»Night in the museum« film americain pour enfants á qui on veut inculquer des valeurs d'americains moyens comme la necessité d'obtenir un travail stable qui conditionne la fierté que doit eprouver un fils envers son pere, assister au match de hockey sur glace auquels participe le gnard ingrat ne suffit pas. Manicheisme primaire des bons qui veulent travailler et gagner de l'argent honnete contre les mechants qui volent et sont faineants, d'ailleurs le seul noir du film est inclus par le scenario dans la deuxieme categorie. L'amour asexué, les indiens autochtones qui s'entendent bien avec les colons parce qu'ils ne les ont pas du tout massacré en les spoliant de leur territoire pour finalement les inviter fortement á rejoindre quelques zones á casinos en compagnie d'eau-de-feu consolatrice.
16h25 Arrivée matinale á Sarajevo la grise hivernale recouverte d'une patinoire de neige noiratre (rancune parce que ai glissé dedans á quelques reprises, c'est froid et humide et sale et le sol est dur). A la poste, il y a des employées désagreables qui ont l'air de reprocher de ne pas parler bosnio-serbo-croate. Curieux, d'anciens distributeurs de confiserie sont reconvertis en presentoir de carte postales, pliées et tordues dans les spirales metalliques de l'appareil. Quelques heures á tourner en vain á la recherche d'une carte de la ville mais tout est fermé. Les immeubles ont mieux cicatrisé qu'á Mostar mais ça sent encore les eclats de bidules explosifs et les impacts de machins perforants. La nuit tombe et pas encore d'hotel choisi. Autour de ma table du Sity Pub, il y a une bande de filles intimidantes que l'on regarde parfois dans les yeux parfois pas. Attend un type qui s'appelle Ibro (version yougoslave du prenom Ibrahim). Ce que je sais de lui au telephone, c'est qu'il a une veste bleue. Alors tout les gens en veste bleue qui entre au Sity Pub dans les twenty minutes qui suivent ont vu quelqu'un mal rasé á la veste noire, au sac á dos orange s'approcher d'eux l'air intrigué avec cette question interessante mais verrouillée : »Are you Ibro ?«.
Il conduit sans l'avouer tout de suite, peut etre á cause de son anglais et de mon bosniaque, dans une guest house quite expensive oú il travaille. Tout á l'heure, en sortant de l'hotel, reconnais une enseigne aperçue durant ma recherche febrile de logement sur Internet. A l'interieur, un jeune type affable et une vieille et, miracle, sur le comptoir un plan complet de la ville. Echange d'infos rudimentaires, puis le type : »If you want girls, go in this direction, ten of them will jump on you.« Comme c'est probablement une allusion á la chair humaine commercialisée dans les rues sombres, que l'éthique la plus elementaire ne tolere pas que l'on puisse dominer et chosifier quelqu'un d'inconnu avec des morceaux de papier, je bafouille un court borborigme incomprehensible qui n'est pas exactement une hasardeuse anglophone manipulation de concepts. La reputation de la mafia locale dans ce domaine n'est apparement plus á faire, de mon ex-partageur de chambré slovene qui dit qu'aller á Sarajevo est une bonne idée car it's cheap you can get a lot of girls there.
A ce propos un film recommandable qui alimentait un debat sur la prostitution lors du festival Ciné droit libre »le papier ne peut pas envelopper la braise« du cineaste cambodgien Rithy Panh. Qui fait que les 2 individus aux cheap girls sont classés dans la categorie connards-connards.
Il y a la boutique de celui qui ne vends que des DVD/CD piratés, il affiche des photos de lui sur une moto aux USA, ou á Sarajevo en compagnie d'un Michael Moore imberbe et souriant. Son enseigne est une fleche peinte sur une authentique guitare bleue humide posée contre le mur au coin de la rue.
03/01 Au cafe Gong oú l'ambiance est cordiale, mal dormi se leve direct au resto d'en face qui est frequenté par beaucoup d'hommes dont des policiers en uniforme. Delicieuse soupe au champignon avec du pain etonnant. Visite errante de boutique d'antiquité oú on peut acquerir de vieux cahiers de philateliste avec meme des timbre de Mauritanie, une figurine de negresses en bois noir sur un socle en forme de coeur scindé en deux partie complementaires, si on les assemble, les plantureuses sont cul á cul genereusement pourvu, des accordeons aux visceres rouillés, des guitares estropiées dont une fabriquée á Zagreb porte une inscription apparente sur la caisse : HAITI. Une grande variété d'insignes Schutz Staffel et nazis en tout genre, des photos de Tito, une porte-manteau mural dont les crochets sont des pattes de biches deshydratées. Dans une librairie bien remplie, des rayons speciaux siege de Sarajevo, des BD des cartes et des guides touristiques exhibiteur de photos sanguinolantes, indiquant comment survivre et comment mourir facilement de 1992 á 1996. Une carte presente la disposition des troupes de l'armée, et des descriptions de divers lieux symboliques lors du siege : principal boulevard baptisé informellement sniper alley , bibliotheque nationale cible de choix brulée avec ses milliers de textes inestimables, des anecdotes diverses qui ne donne pas de sens sur le pourquoi du comment, plus facile de montrer des serbes contre des bosniaques avec des croates quelque part entre les deux, que de tenter de penser des liens et des superpositions d'identités politiques, culturel et ethniques qui rendent le discours sur la situation foutrement delicate á manipuler correctement.
050108 Dejeuner en compagnie de trois sympathiques japonais, l'un deux se cure les oreilles avec un etrange dispositif en metal. Parlotte sur le programme : visite du musée du tunnel: au nez et á la barbe des cinglés et des manipulés par les alchimistes de l'identité au pouvoir, les gens de Sarajevo ont creusé un tunnel au debut du siege de la ville. 800x1x1,60m, en 4 mois, soit une progression de 6,6 m par jour, pas mal sachant que ca veut dire installer des poteaux de soutainement et les rails pour les wagonnets de marchandises, dans les conditions imposées par un blocus avec les snipers et les mortiers qui guettent quand tu vas couper du bois.
Le tunnel a son entrée dans la cave d'une maisonnette de banlieue pres de l'aeroport. Transiteront des vivres des munitions et quelques diplomates chanceux de se tirer de lá. A present, la maison est transformée en musée sans explication, juste des photos, des objets, bidons, brouettes artisanales, wagonnets, reconstitution d'une portion du tunnel, inscription "Pazite, Snajper ! " sur une bache de l'OTAN, des mots doux de plusieurs personnalités politiques dont le ministre delegué aux anciens combattants français, parmis d'autres une photo de Michael Moore qui a ecrit qu'il aimerait esperer voir tout les conflits trouver un terme durant le temps qu'il nous reste á vivre. Il a probablement raison , peut etre sera t'on encore de ce monde pour assister á la grande derniere conviviale fiesta atomique.
Au debut de la visite, un film : »Tunel«, copier coller anarchique d'image de destruction de buildings et d'habitations, de projections de missiles suivis par un long traveling avant eclat lumineux et fumigene quelque part en ville, de gens qui courent dans les rues, dans les tranchées, puis des gars en treillis font passer plein de choses par tunnel. THE END. Tout ça sur fond de musique nappe de synthétiseur année 80 sur rythme tambour militaire, pouah. Durant le trajet en taxi du retour en ville, accomplis un lapsus visuel, un panneau CAR WASH est lu WAR CASH. Ensuite visite du musée national. Devant l'entrée avec l'ami japonais, on rigole sans trop s'expliquer pourquoi, sur le frontispice il y a marqué purement et simplement MUSEUM. On rigolera pareil quand le soir on se dirige vers un pur et simple CITY PUB.
Au musée donc il y a des vestiges grecs, romains, des bijoux et des morceaux d'armes faites d'alliages douteux qui evoquent plus le banko que l'acier, avec tout le respect que doit aux forgerons experimentateurs. Curieusement, les formes de certaines massues ressemblent aux munitions de gros calibres examinées 30 mn auparavant au musée du tunel. Sur des surfaces de pierres, inscriptions en latins et parfois sur des gravures croix, il y a des grafitis d'epoques, comme un chouette bonhomme drôlement stylisé qui a l'air content de lui. Les amis extreme orientaux se laissent peu de repis, á la vitesse d'ouverture de l'objectif des appareils photo sophistiqués, courent de musées en lieux touristiques. Commence á negocier des films piratés vendus en pleine rue, Yutaka fait comprendre en souriant et rentrant la tete dans les epaules : »Toooom, quicklyyy !«.
Les retrouvent au soir pour un dîner oú sera abordé le fait suivant :
Yoichi a acheté une grande quantité d'une specialités culinaires slovene á Ljubljana, un boudin fameux. Voyageant en compagnie de ces mets jusqu'á Zagreb, il tente de les rechauffer en les faisant bouillir. Elles explosent litteralement en degageant une odeur pas appetissante.
Aussi lors de notre rencontre avec Emre, un istamboulois qui heberge en permanence le petit peuple de Couch Surfing et d'Hospitality Club. C'est lui qui m'a mis en lien avec Ibro vu que son propre appartement est constamment plein comme un oeuf de voyageu(r)s(e)s ebouriffé(e)s. »Sometime, a girl writes to me because she wants postcard of Sarajevo for her collection. Anothertime, someone asks if we could have group sex«.
Dans le bus du retour vers Zagreb, le sifflement lancinant du vent au contact du bus ou le recepteur radio qui se plaint de ne rien capter ou si mal, les haut-parleurs individuels crachent des notes egarées dans un bruit blanc, le potard de volume fait jolie sans plus. Trajet noir et blanc et jaune blafard des ampoules du bus. Arret manger boire pisser dans un bar restaurant, un type revient d'une visite chez sa mere en Bosnie, sa femme et ses enfants sont au Tyrol autrichien. Il parle bosnio serbo croate et l'allemand, etonnement lors de l'exhumation d'un cadavre germanique de Langue Vivante 1 en etat de decomposition avancée, jadis inculqué á l'ecole, son maniement permet un zeste de comprehension. Il est technicien au Tyrol pour le 3e groupe industriel mondial de ?? mais ça a á voir avec les trains. Avant il pratiquait le football mais eh ! le jogging et la natation c'est bon pour la Gesundheit. Il a l'air bougrement sympathique car il sourit beaucoup á tout le monde. Commandons un čevapi : une population de petites creatures hybrides entre la saucisse et la boulette de viande, pataugeant dans un substrat surgras, enveloppée de pain type kebab. Derriere, le chauffeur du bus, enorme ventru, ne fait que parler obstinement en ma direction en bosniaque rapide. Apres lui avoir fait comprendre un certain temps que ne-razumijem-govorim-francozko-in-angleško, contre attaque avec une salve de ouais-et-si-je-parle-en-français-nous-voila-bien-avancé-hein. Silence. Un type au fond de la salle lance : »viens t'assoir parler« avec un accent inconnu, melange de suisse francophone et de slave. Il dit qu'il a un rendez vous nocturne, que son camion est garé á côté et n'ai pas envie d'aller plus loin dans cette direction, il y aura une allusion au filles bosniaques avec la langue, comme apres quand le conducteur de bus gigotera á table en mimant un coit, pour signifier argument touristique majeur de Sarajevo. Borborigme etranglé de ma part qui signifie quand á lui : connard-connard.

mercredi 16 janvier 2008

BLABLEBLU parfois BLI Blues

Au Rog, dans une piece toute en longueur, il y a ce mercredi 09/01 une »jam session« avec les musicien(ne)s errant(e)s. Lors de l'arrivee, ils ont deja commencé et c'est pas terrible musicalement parlant, la maitrise des instruments ne permet pas de depasser un cycle de 3 accords, ou d'aborder des rythmes autres que trainants. Retrouve avec plaisir un des rastamen rouleur de cigarrL-L-Lettes, il est toujours avec le sourire et ces 3 accords reggae qu'il joue en ordre aleatoire sur rythme lent contretemps. Ca lui demande une concentration incroyable donc il n'ecoute pas trop ce que font les autres qui l'accompagnent, me demande s'il ecoute parfois ce qu'il joue, mais il est sympa comme tout alors on lui en veut pas.
Il y a un type á la contrebasse qui ressemble á la sagesse avec une grosse barbe noire frisée qui a la meme ampleur que ses gros cheveux noirs frisés, il parle lentement l'anglais, le slovene et le francais au choix, il y a beaucoup de hey man qu'il ne place pas que dans ses phrases anglo-saxonnes. Lui a plus l'habitude de jouer avec d'autres gens et il connait penser la musique improvisée, sa contrebasse est un miracle qu'on se demande pourquoi elle ne s'est pas encore ouverte comme une fleur tellement elle a été malmenée. Il y a un arrangement serre-joint/carton eternellement temporaire qui maintient solidaire la caisse de resonnance. Mais il la joue et sais en tirer des trucs.
Une saxophoniste se joint á nous, on commence á faire quelque chose sans regles particuliere. A un moment la sagesse demande quel titre on donne au produit sonore, le rastaman slovene repond du tac au tac »Scary mouse«. A la fin de l'oeuvre, la sagesse m'avoue avoir jouer »scared mouse« ce qui pourrait expliquer l'etrangeté du resultat. Il y a un grand mec ivre avec un bonnet qui a une belle voix, qu'on tente parfois d'accompagner dans son delire notamment un blues aux paroles profondes : bla, ble, et blu, parfois bli mais c'est plus rare. Il nous serre dans ses bras á la fin.
La guitare manouche avec son micro Stimer qui lui donne des airs de grille pain en bois continue son histoire sans moi, elle est partie dans un mysterieux taxi vers ne sais quelle destination, destinataire qui doit la trouver bien dure á jouer egalement. A moins que le type n'y connaisse rien et qu'il tente de monter des cordes pour guitare folk, le resultat ne sera sans doute pas terrible et il s'en debarassera pour une centaine d'euros.
Car en rentrant du Rog á 2 heurs du matin, je prends un taxi, le conducteur est une jeune type grand mince qui hurle des chansons slovenes en conduisant comme un malade. En me deposant, le paye en oubliant la guitare sur la banquette arriere, a peine refermé la porte qu'il demarre en trombe, realise 15 seconde plus tard que je suis con. N'ais meme pas la consolation de me dire que j'etais saoul.
Bien sur telephone aux compagnies de taxi, mais n'ai pas d'info autre que description vague de la voiture et du conducteur, sans numero, sans info fiable. Pensons á autre chose.

mardi 15 janvier 2008

WERK 9 1888

Les notes prises les soirées precedentes sont tres difficiles á lire, pas facile d'ecrire assis en equilibre sur l'obituaire qui fait face au concert.
A 12 heure, marche en direction d'un chateau posé haut sur une montagne éloignée. Longe longuement le grillage d'une zone d'aviation militaire, contemple un petit avion maintenant decoratifs aux ailes abimés, traverse un vaste etendu de terre crue entourée de grillage, progresse lentement en direction d'un jeune gardien dont le chien mal dressé me fait la fete tandis que son maitre ouvre la porte de sortie, des jeunes jouent au foot sur le bitume entouré de detritus qui crament parfois, ascencion longue, des restes de moutons, des barbelés, des vergers, des rochers explosés forment la surface de la montagne.
Y suis, visite du batiment par endroit éventré qui laisse voir de l'interieur, de beaux cadrages de Mostar et sa riviere. Suis un haut chemin á flanc de montagne il y a bientot une stele oú est gravé

SPABAT
Prevodilac interprete
MIRKO MIKULIĆ
Pogino 22.05.94 U KOČINAMA

Sur une autre face á la meme date :

FERNANDO CASAS MARTIN
Narednik

Retour en pente forte, des gens debout á coté de leur camionnette regardent bruler des trucs rassemblés par leur soins, un vieux energique fent du bois á la hache, deux fillettes rigolantes font exploser des petards, la voie ferrée oú un chiot couine gaiement, un chat mort devant le portail d'une maison vidée. Hasard les types de Dobrodošli klaxonnent et s'arrete en apercevant le français qui marche depuis longtemps le long de la route, le ramene au pays des chiens heureux. Le grand mec calme pacifique me dit »austro-hungarian castle«. Le titre de cette publication est l'inscription qui figure sur le frontispice de ce batiment.

De New Year's Eve et de gribouillis

31/12/07 23h05
Sur Main square de Mostar, á coté de jeunes types imbibés jusqu'á la moelle qui crient »Mario !« en agitant les cheveux. Derriere il y a un cours de sociologie geant pleins d'interactions assez determinés entre les gens rassemblés lá . Ne sait quel energumene a organisé la soirée mais sur l'ecran geant defile en boucle une publicité pour M:TEL oú le pere noel Coca Cola rouge distribue des abonnements telephoniques aux enfants sage. Trop pres des enceintes, dois reculer. Il y a des gens avec les keffieh palestinien, d'autres avec les signe berbere qui m'explique la signification en designant l'Afrique du Sud. Des vigiles peu avenants aux gilets jaunes fluos se postent derriere la barriere. Un type ecrit quelque chose dans le carnet :
AND HERE I COME, HARA FROM MOSTARA TONIGHT IS CRAZY, HALF DRUNK, ON MAIN SQUARE-MOSTAR, 2C°…KEEP UP THE NIGHT !!
Arriere plan, des immeubles tres abimés, on dirait qu'ils ont attrapé une varicelle mechamment grattée par les bombardements de 1993 ils ressemblent á des monstres immobiles prets á vous balancer leur gros blocs inertes sur le coin. Le premier groupe de la soirée entame et c'est sacrement bon. En arriere de la voix enchanteresse, une publicité visuelle présentant la nouvelle gamme de telephone Ericsson. Hypnose, conscience ?
Il y a beaucoup de vent qui emporte immediatement la fumée produite sur scene par les machines, les ballons accrochés aux échaffaudages menent la vie dure aux liens qui les retiennent aux barres d'acier. Une proportion de peuple non negligeable porte le bonnet du pere Noel Coca Cola rouge qui luit dan la nuit depuis qu'on lui a adjoint le systeme miniaturisé. Tout cela soigneusement encadré par la Policija.
Un type cause mais tout est couvert par le son tonitruant, me sert du carnet pour ecrire NE RAZUMIJEM !
Il s'en empare pour retorquer
I UNDERSTAND YOU MY BROTHER ! SOMETIMES WE ALL JEE(illisible)H TO UNDERSTAND NOTHING BUT MUSIC
Puis d'autres mots slaves gribouillés remplissent le carnets, un dessin d'un homme qui fume et picole assis aux toilettes puis des gribouillis comme dans nos tetes.
01/01/08
Le jour se leve, il y a une fille qui dit avoir une speciale connection with the french people, la lumiere dans le batiment OKC est toujours rouge, á l'etage des types gisent sur des matelas disposés á cet effet. Suivi le specialiste du peuple kabyle qui conduit á son antre : un algeco sur le toit du batiment oú il y a un livre d'anatomie, un gars entre et s'abat sans commentaire sur un canapé.

De par devers Mostar

Des éléments d'actualités á la hauteur des ambitions des journaux gratuits, une fois qu'on s'est lassé de la poitrine du jour : un général croate censé etre assigné á résidence vu qu'il comparait pour crime de guerre au Tribunal International de l'Ex-Yougoslavie, se retrouve photographié en treilli en compagnie d'une petite bande de chasseurs parmi lesquelles figure un ministre souriant posant au pied de leur trophée massacre de sangliers. En Bosnie, 3 star de sitcom en vogue se retrouvent mort dans un commun accident de voiture. Bien sur, si vous voulez des informations dignes de ce nom, allez profiter des traductions d'articles et de multiples liens sur
http://balkans.courriers.info/
Arrivée de nuit á Mostar. Sur la route, Bojan nous raconte des anecdotes impliquants des connaissances et des morceaux de produits illicites :
- Un jeune type dealer debutant tente de passer son permis de conduire, son professeur de conduite lui achete un kilogramme de marijuana. Suite á la transaction, ce meme acheteur refuse de repondre au telephone lors des appels repetés du vendeur pour ne pas avoir á le payer, et l'apprenti dealer conducteur de ne pas pouvoir terminer ses formations, et de devoir trouver une explication pour repondre aux interrogations repetées de ses parents et de ses fournisseurs.
- 2 gars et leur cargaison de quelques centaines de grammes sont attendus par la police. Sentant l'interpellation, celui qui a le sens de l'improvisation ingere son morceau pour le cacher dans son estomac. Mais l'autre n'y consent donc ils vont tous deux passer quelques heures en prison sans toucher 10000 kunes (monnaie croate). Dans la cellule, l'improvisateur a le cerveau attaqué par la quantité massive dissoute par ses sucs gastriques et devient á peu pres fou. L'autre s'agenouille au milieu de la cellule et se met á crier une priere catholique á plein poumon.
Garé á Mostar, quelques centaines de metres á pieds au milieu de reconstructions greffées sur des ruines cribblées de traces de mortiers et d'autres elements brillament etudiés par des types payés pour.
30/12/07 Arrivée á Ortijes, banlieue rurale de Mostar, oú nous sommes nuitamment accueillis par un grand gars begue d'une gentillesse desarmante, une cohorte de 3 generations successives de chiens et chats affectueux.
A Mostar, dans la place OKC (http://www.okcabrasevic.org/) oú circule une part des jeunes activistes de Bosnie Herzegovine. Dans la bande, il y a un qui porte un T-shirt mentionnant de haut en bas »one tequila, two tequila, three tequila, floor«, depassons le score sans pour autant atteindre le floor annoncé. Il y a des etageres sur lesquelles reposent des livres dont »Chaos and communication«. Une selection internationale d'ecrits, 2 auteurs habitants Marseille ecrivent en francais :
Une evoque le phémomene qui truicide beaucoup en Palestine/Israel, l'autre raconte une fiction (?) : en 2016, les USA invente un virus qui repand la culture et l'identité de l'americain moyen, plaisante description de peuples se reunissant pour de copieuses sessions barbecues/tondeuses á pelouse de jardin. Contre offensive de l' U.E. qui repand l'allemand et le francais, d'ou creation d'hybrides bizarres.
31/12/07 Petit dejeuner ensoleillé de café lait sucré et petits beurres attablés dehors sur le grand terrain dégagé de »Dobrodošli«, 3 maisonnettes construites par les types qui les habitent. Des chiens, des chats et des poulets un peu partout, étalés au soleil les yeux mi-clos tandis que les conversations en bosnio-croates battent leur plein. Un ciel bleu clair limité par les sommets enneigés environnant, du soleil qui permet d'etre en Tshirt sans rire mais pas trop longtemps. Une poule se pointe et picore les reliefs dans une des gamelles.
Promenade dans les environs, sur un sentier de terre gelée humide, au milieu d'un paysage gris sec de vignes sans feuilles, de maisons eparses en reconstruction, de maisons détruites aux interieurs brulées dont les voisins utilisent fenetre, cables et interrupteurs electriques. Revue du centre historique de Mostar, de son pont reconstruit tout neuf classé á l'UNESCO, du cadre constitué de maisons en pierre auxquelles ont a tenté de redonner la forme d'antan.